La consommation de substances chez les jeunes au temps des examens

Votre adolescent est-il stressé à l’approche des examens scolaires de fin d’année? Le cas échéant, soyez vigilant. Comme bien d’autres, il pourrait succomber – non sans risque – à l’attrait de divers produits qui contiennent de la caféine, des substances psychostimulantes ou des ingrédients naturels dans l’espoir d’augmenter sa concentration et son niveau d’énergie.

La caféine

La caféine est une substance stimulante qui augmente la vigilance. De nos jours, on la trouve sous diverses formes dans de nombreux produits de consommation. Sa présence est parfois clairement annoncée et parfois subtilement dissimulée.

La surconsommation prolongée de caféine peut donner lieu à un syndrome appelé caféinisme (ou caféisme), qui se traduit par des symptômes d’intensité et de gravité variables, dont l’insomnie, l’agitation, la nervosité, l’anxiété, des tremblements, des maux de tête, des palpitations cardiaques, le reflux gastro-œsophagien et la dépression. Les effets de la caféine et la tolérance à celle-ci sont fonction du poids corporel et de différents facteurs individuels.

Les produits qui contiennent de la caféine

Le café contient naturellement de la caféine. À faible dose, c’est un stimulant léger qui améliore les réflexes; à forte dose, ses effets indésirables s’avèrent souvent plus importants que ses effets bénéfiques.

Les boissons énergisantes sont des produits industriels qui présentent avant tout une teneur élevée en caféine (jusqu’à dix fois plus que dans les boissons gazeuses) et en sucre (jusqu’à neuf cuillérées à thé dans une canette de 250 ml). D’autres ingrédients entrent dans leur composition, dont la taurine (un acide aminé) et le guarana (une plante dont la graine présente la concentration de caféine la plus élevée dans le monde végétal).

Peu coûteuses, les boissons énergisantes sont faciles d’accès au dépanneur ou à l’épicerie du coin. De ce fait, elles sont considérées comme des boissons « banales» par les jeunes, qui en consomment de plus en plus. Or, elles provoquent une dépendance et une sensation de « manque » qui s’accompagnent d’autres effets indésirables, comme des maux de tête et de la fatigue. En outre, la grande quantité de sucre qu’elles contiennent constitue un facteur favorisant le surpoids et la carie dentaire.

Les produits psychostimulants

Plusieurs drogues et médicaments d’ordonnance (le méthylphénidate notamment, mieux connu sous une de ses dénominations commerciales : RitalinMD) ainsi que certains médicaments en vente libre font partie des produits psychostimulants. Les personnes qui les consomment de manière récréative le font généralement en raison de l’augmentation de la vigilance et de la concentration ou de la sensation d’euphorie qu’ils procurent. Ces produits provoquent néanmoins une multitude d’effets indésirables, dont l’agitation et l’irritabilité. À fortes doses, on observe des effets beaucoup plus sévères et graves.

Lorsqu’une personne fait usage d’un psychostimulant disponible sur ordonnance, il est nécessaire qu’elle ait préalablement reçu un diagnostic médical justifiant un tel usage. Dans le cas du méthylphénidate, il pourrait s’agir d’un diagnostic de trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Les produits naturels

Plusieurs produits naturels agissent au niveau du cerveau, notamment en exerçant des effets relaxants et apaisants ou en comblant une carence potentielle d’origine alimentaire. D’autres sont réputés comme pouvant rehausser les capacités physiques ou cognitives, en augmentant la masse musculaire ou en améliorant la mémoire ou la concentration par exemple.

Les effets recherchés par les utilisateurs de ces produits sont généralement moins remarquables et apparaissent parfois à plus long terme comparativement aux effets des produits industriels. Néanmoins, les produits naturels ne sont pas forcément sans danger. Dans certaines circonstances, ils peuvent occasionner des effets indésirables, parfois graves. De plus, les allégations d’efficacité visant de tels produits doivent toujours être appuyées par des données scientifiques probantes. Demandez toujours à votre pharmacien de vous renseigner à ce sujet avant de vous procurer tout produit de santé naturel.

Comment aider votre jeune à surmonter le stress autrement?

L’adoption de saines habitudes de vie permet généralement de remédier au stress que peuvent ressentir les jeunes. Dans cette optique, voici quelques mesures simples que vous pouvez recommander à votre adolescent afin qu’il ait la sensation d’être plus « allumé » durant les semaines plus difficiles de son année scolaire :

  • Se coucher tôt et sensiblement à la même heure chaque soir.
  • Éviter les activités stimulantes juste avant de se mettre au lit.
  • S’alimenter sainement et à des heures régulières.
  • Prendre le temps de relaxer et de se divertir.
  • Se préparer méthodiquement et longtemps d’avance à ses examens.

La consommation de médicaments par les adolescents

Le mauvais usage de médicaments d’ordonnance ou en vente libre est un phénomène grandissant en Amérique du Nord chez les adolescents. En outre, leur consommation à des fins récréatives – entre autres pour se droguer ou améliorer ses performances physiques ou cognitives – s’observe tant chez les jeunes que chez les adultes.

Le choix de consommer ou non un médicament doit toujours résulter d’une analyse approfondie de ses effets bénéfiques potentiels et des risques associés à son administration. Trop souvent, les jeunes n’ont pas accès à suffisamment d’information pour prendre des décisions éclairées.

Garder l’œil ouvert… pour les bonnes raisons!

Si vous êtes parent et conservez des médicaments à la maison, soyez vigilant. Limitez l’accès aux médicaments en les conservant dans un endroit sûr. Rapportez tout médicament non nécessaire ou périmé à la pharmacie. Faites le ménage de votre pharmacie régulièrement.

Vous pouvez aborder l’usage des médicaments avec votre jeune pour le conscientiser sur les risques qui y sont liés. Favorisez la discussion en posant des questions ouvertes.

Les parents doivent également être à l’affût des signes de modification du comportement ou d’abus de substances énergisantes ou autres chez les jeunes. Si votre adolescent présente des symptômes laissant penser qu’il consomme des substances quelconques, il faut lui en parler et intervenir rapidement afin d’éviter le cercle vicieux de la dépendance et les risques importants qu’il comporte pour la santé.

Votre pharmacien : un phare pour vous orienter

N’oubliez pas que votre pharmacien est là pour vous conseiller et vous informer. À tout âge, consulter son pharmacien avant de faire usage d’un médicament s’avère toujours la meilleure des options. Aucun autre professionnel de la santé n’est mieux placé que lui pour vous renseigner sur les effets des médicaments, leurs interactions, leurs effets secondaires et les risques de toxicité ou de dépendance qui leur sont liés. N’hésitez pas à le consulter également si vous avez des questions sur d’autres types de produits pouvant être employés à des fins récréatives ou non médicales, comme les substances énergisantes ou les produits contenant de la nicotine. Apprenez à votre jeune que le pharmacien est un allié; cela contribuera à son bien-être et à sa santé!

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La consommation de substances chez les jeunes au temps des examens

Votre adolescent est-il stressé à l’approche des examens scolaires de fin d’année? Le cas échéant, soyez vigilant. Comme bien d’autres, il pourrait succomber – non sans risque – à l’attrait de divers produits qui contiennent de la caféine, des substances psychostimulantes ou des ingrédients naturels dans l’espoir d’augmenter sa concentration et son niveau d’énergie.
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