Le trouble du spectre de l’autisme

Comprendre cette réalité

L’autisme est un trouble de plus en plus connu et compris. Malgré tout, de nombreuses fausses croyances circulent toujours… Si on les démystifiait?

Autisme ou TSA

Le mot autisme est souvent employé dans le langage courant, parfois à tort ou à raison. Quel est donc ce trouble qui influe sur le quotidien de milliers de familles canadiennes? Le terme officiel utilisé de nos jours est trouble du spectre de l’autisme (ou autistique) ou « TSA ».

Le terme TSA désigne une affection neurologique touchant le fonctionnement du cerveau à divers niveaux. Cette atteinte cérébrale nuit au développement normal de l'individu et affecte principalement les trois sphères suivantes :

  • la communication verbale et non verbale;
  • les comportements, les activités et les intérêts;
  • les interactions avec les autres (comportements sociaux).

Il existe de grandes variations entre les individus atteints d’un TSA quant à l'âge d'apparition des symptômes, au niveau de fonctionnement, et à la nature et la gravité des atteintes. En fait, chaque personne vivant avec un TSA doit faire face à des enjeux uniques.

Les manifestations du TSA

Bien que les manifestations varient grandement d'un individu à l'autre, toute personne vivant avec un TSA a habituellement de la difficulté à entrer en relation avec les gens. Ainsi, elle peut n'avoir aucun intérêt pour eux, en avoir mais ignorer comment se comporter en leur présence, ou encore faire preuve de maladresse sociale.

Les gens atteints d'un TSA ont souvent aussi des problèmes de communication. Cela se manifeste parfois par l'absence complète de langage verbal (mutisme), ou encore par une incapacité ou une difficulté à soutenir une conversation. En outre, un individu vivant avec un TSA peut avoir du mal à interpréter le langage non verbal des gens qui l'entourent, comme les non-dits, les expressions faciales ou les gestes.

Par ailleurs, les personnes atteintes d'un TSA s’intéressent souvent à un nombre limité de choses, d’activités ou de disciplines. Elles peuvent avoir des comportements répétitifs ou compulsifs. En fait, la routine et les rituels sont souvent très importants pour elles, car ils aident à calmer ou à mieux gérer une anxiété souvent présente.

Certains individus plus légèrement affectés peuvent s'intégrer dans la société et vivre de façon normale et autonome. On peut très bien côtoyer une personne ayant reçu un diagnostic de TSA sans s’en rendre compte! Toutefois, les gens ayant un TSA plus sévère ont souvent besoin d’un soutien important toute leur vie durant.

La prévalence et les causes

On estime qu'entre 9 et 12 individus sur 1000 sont atteints d'un TSA. Cela représente environ 1 % de la population canadienne. L'autisme peut être diagnostiqué dans les premières années de vie, ou plus tard durant le parcours scolaire. Les garçons sont plus à risque que les filles. Il arrive qu’un diagnostic soit posé après que la personne ait atteint l’âge adulte.  

La cause exacte du TSA n'est pas connue. On pense que plusieurs facteurs pourraient être en cause, tels que la génétique et certains facteurs environnementaux. Chose certaine, le TSA ne fait pas de discrimination : il touche des gens des deux sexes, de toute origine et de toute nationalité, peu importe le mode de vie et l'éducation.

Les interventions efficaces

La base de la prise en charge du TSA est l'individualisation. En effet, les interventions doivent être adaptées à chaque personne en fonction de la nature et sévérité de ses difficultés. Il faut savoir qu'un TSA n’est pas un trouble qui se résout ou se guérit. Les stratégies employées visent donc à réduire l'impact de ses manifestations afin d'améliorer la qualité de vie de la personne touchée et de son entourage.

Les approches éducatives, telles que la thérapie comportementale, sont fréquemment utilisées. Celles-ci visent à modifier les comportements de la personne par divers moyens. Des approches plus médicales, comme des diètes particulières ou l'utilisation de suppléments, peuvent également être tentées. Le recours à différents professionnels (psychologue, orthophoniste, ergothérapeute, etc.) peut aussi s'avérer hautement bénéfique. Bref, les possibilités sont nombreuses, et une évaluation approfondie permet souvent de déterminer les meilleures stratégies de prise en charge pour un cas donné.

Vivre au quotidien

Vivre avec une personne touchée par un TSA représente parfois un défi de taille, mais il est possible de le relever avec brio! Les parents d'un enfant atteint d'un TSA ont souvent besoin d'être accompagnés afin d’optimiser leurs capacités parentales, pour le bien de l'enfant. Devenue adulte, la personne vivant avec un TSA continuera aussi, fort probablement, d'avoir besoin du soutien de ses proches et de sa communauté.

Chacun peut contribuer à améliorer la qualité de vie des gens devant composer avec un TSA au quotidien. Apprendre à mieux les connaître et à les accepter telles qu'ils sont, en toute ouverture et indulgence face à leurs particularités et leurs maladresses, peut faire toute la différence pour leur mieux-être et leur intégration dans la communauté. En s'ouvrant à eux et en tentant de comprendre leur réalité, vous pouvez les aider grandement. De plus, vous en viendrez sans doute à la conclusion suivante : ce qui donne de la couleur aux humains, c’est leur unicité! Quelle belle chose que la neurodiversité!

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