L’alimentation des personnes en perte d’autonomie ou de mobilité

Une perte d’autonomie ou de mobilité peut compromettre l’alimentation d’une personne. Le cas échéant, divers moyens peuvent améliorer la situation.

S’alimenter lorsque les facultés sont compromises

Un adulte peut compter sur ses propres facultés pour satisfaire ses besoins de base, comme l’alimentation. Le fait d’avoir une diète saine et diversifiée est un élément clé d’une vie en santé. Chez certaines personnes, des états particuliers, des contraintes physiques ou des problèmes de santé peuvent nuire considérablement à la capacité de manipuler, de préparer et de manger de la nourriture.

De nombreux facteurs peuvent limiter l’autonomie et la mobilité, et rendre l’alimentation plus difficile. En voici quelques exemples :

  • le vieillissement;
  • un handicap physique;
  • un accident ou une blessure;
  • une hospitalisation;
  • une intervention chirurgicale;
  • les manifestations d’une maladie chronique :
    • tremblements associés à la maladie de Parkinson;
    • pertes de mémoire dues à la maladie d’Alzheimer;
    • douleur aux mains causée par l’arthrite;
    • perte de vision ou faiblesse des membres provoquées par la sclérose en plaques;
    • paralysie déclenchée par un accident vasculaire cérébral (AVC) ou un traumatisme;
    • etc.

La modification des besoins alimentaires

Au cours de la vie, les besoins alimentaires d’un individu varient considérablement, et ce en fonction d’une multitude de facteurs : âge, sexe, mode de vie, état de santé, etc. Le vieillissement et la réduction du niveau d’activité et de mobilité peuvent influer sur ces besoins. Parfois, en cas de mobilité réduite, les besoins caloriques diminuent. Ils peuvent toutefois augmenter dans certains contextes, notamment en présence de plaies de lit (les besoins en protéines augmentent alors également). Chaque personne est unique, tout comme le sont ses besoins nutritionnels.

Lorsqu’une personne est en perte d’autonomie ou de mobilité, la première chose à faire consiste à établir un plan alimentaire personnalisé. Ce plan doit tenir compte de plusieurs éléments et requiert une analyse approfondie des besoins nutritionnels. La nutritionniste demeure la professionnelle de la santé de choix pour réaliser cette analyse et établir un plan alimentaire.

La gestion des problèmes « classiques »

Les gens qui ont du mal à s’alimenter peuvent devoir composer avec certaines difficultés fréquentes, telles que :

Des solutions adaptées peuvent être envisagées pour remédier à ces difficultés. Parfois, on oublie qu’il est possible d’aborder le sujet avec un professionnel de la santé, comme son pharmacien – c’est souvent le premier pas vers la résolution de bien des problèmes.

Quelques conseils pour faciliter l’alimentation

Si vous prenez soin d’une personne qui a du mal à s’alimenter convenablement, voici quelques conseils pour l’aider.

  • Offrez-lui des aliments qu’elle apprécie beaucoup. Cela stimulera son appétit.
  • Préférez les aliments sains à ceux qui sont savoureux, mais sans grande valeur nutritive (ex. : boissons gazeuses, chocolat, croustilles, pâtisseries). En plus de ne pas favoriser la santé, ces derniers coupent l’appétit.
  • Rappelez à la personne qu’il est l’heure de manger par un appel téléphonique ou à l’aide d’une alarme.
  • Limitez les distractions et le bruit durant les repas; ceux-ci doivent se dérouler dans le calme. Éteignez le téléviseur et assurez-vous que seulement le strict minimum se trouve sur la table.
  • Faites-en sorte que les repas soient des moments agréables.
  • Servez un seul aliment à la fois.
  • Encouragez la personne à prendre son temps lorsqu’elle mange; demandez-lui de bien mastiquer et savourer les aliments.
  • Utilisez au besoin des ustensiles dotés d’un manche ergonomique, des tasses à deux anses, des verres antidérapants, etc.
  • Si la personne ne se souvient plus d’avoir mangé et qu’elle redemande de la nourriture, donnez-lui des aliments sains comme des fruits ou du yogourt.
  • Offrez des aliments qui contiennent beaucoup de protéines : œufs, poulet, poisson, viande hachée, fromage râpé, etc. Pour une personne en perte de mobilité et inactive, un apport suffisant en protéines est souvent capital.
  • Envisagez de pallier une alimentation insuffisante en recourant à des substituts de repas, offerts en pharmacie sous différentes formes : poudres, poudings, boissons, etc. Il existe une vaste gamme de substituts répondant à des préférences et à des besoins variés (saveurs diverses, préparations hyperprotéinées ou hypercaloriques, produits pour personnes diabétiques, etc.).

Si vous ou une personne que vous aimez avez des difficultés d’alimentation, vous auriez avantage à consulter un médecin, une nutritionniste ou un pharmacien. Bien manger devrait être un plaisir de la vie pour tous, sans exception!

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L’alimentation des personnes en perte d’autonomie ou de mobilité

Une perte d’autonomie ou de mobilité peut compromettre l’alimentation d’une personne. Le cas échéant, divers moyens peuvent améliorer la situation.
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